Le
CQCD organisait la
Journée Internationale du Marchandisage (JIM), le 5 septembre à l'Espace Réunion en partenariat avec l'
Institut Canadien du Marchandisage (ICM).
Une pléthore de conférences dédiées au marchandisage faisaient l'état des lieux de l'industrie et cela à plusieurs niveaux. Bien que l'ensemble des conférences portaient une attention particulière au développement des affaires au Québec, la conférence intégrait une dimension internationale indissociable du contexte de globalisation dans lequel nous nous trouvons pour traiter les questionnements multiples que peuvent se poser les joueurs de l'industrie.
Voici une liste non exhaustive de questions étudiées au cours du JIM : Comment faire des affaires, mais mieux? Qu'est-ce que le concept de marchandisage ? Comment trouver des idées originales ? Pourquoi investir autant dans le marketing ? Comment le marchandisage peut devenir un centre de profit ? Quel est l'impact pour la mobilité et l'expérience client?
Au cours de l'exercice de la table ronde , Stéphane Drouin du SVM se prêtait au jeu de médiateur afin de réguler la conversation entre des acteurs reconnus du marché de détails : Martin Pesant de Nestlé Canada, Jacques Thibault de Métro, Hugo Rouillard de Henkel Canada, Marie-Soleil Tremblay de Rona et Daniel Bisson de L'Oréal, acteurs bien connus de l'industrie. Ils s'accordent à dire que l'impact des nouvelles technologies ont laissé place à une croissance de la communication et d'une diffusion exponentielle de l'information. Ces données informationnelles nécessitent donc une analyse basée sur une collaboration active et participative de la part de chaque acteur de l'industrie du marchandisage. La planographie et la gestion, bien que cruciales nécessitent une faculté d'adaptation à chaque étape des stratégies d'entreprises. Au cours des prises de décisions, la flexibilité est aussi un facteur clé majeur.
M. Brian McDonnell, Président associé d'Agenshop, soutient l'idée que les performances du marché canadien et pancanadien surviendront grâce à une meilleure transparence et à un meilleur échange d'informations. Selon lui, il est aujourd'hui essentiel de réduire le rapport de force qui existe entre partenaires et acteurs, détaillants, manufacturiers, et distributeurs. Une meilleure communication optimiserait les opportunités à fin de mieux servir le consommateur. Certains acteurs comme Walmart ou les Dollaramas s'attachent à la différenciation tarifaire, toutefois, la différenciation seule est clé pour se distinguer du marché de masse pour les produits banalisés, la notion de niche aborde est donc un axe important pour les détaillants.
La mobilité contribue au façonnage de la proximité de la relation client. Les tablettes et les mobiles permettent de repenser la relation client grâce à la connectivité qui est aujourd'hui exacerbée.
En conclusion, transparence, flexibilité, collaboration participative sont aujourd'hui des notions clés pour les acteurs du marché qui souhaiteront se distinguer et accroître leurs performances futures.